Introduction au coaching « Esprit Conscient® »

Au cœur du « business model » d’une société française de plus en plus compétitrice, quatre à cinq mille coachs professionnels soutiennent la performance des chefs d’entreprise, des managers et des sportifs de haut niveau. Peu ou prou, tous ont été formés par les mêmes profils, les mêmes méthodes, les mêmes théories. Ils se sont préparés aux mêmes jeux de rôle, en particulier celui du gagnant. Voire du « gagnant plus ». Plus rarement du « gagnant mieux ». Car depuis la fin des trente glorieuses, particulièrement en France, il était devenu urgentissime d’accompagner les dirigeants vers plus de réalisme, d’acceptation de cette concurrence en évolution permanente, ainsi vers la nécessité d’une continuelle adaptation (à leurs « marchés »). Aujourd’hui l’entreprise française apparait plus « adaptée au marché », plus concurrentielle au niveau international, et moins repliée sur ses positions ancestrales, issues en particulier d’une histoire… présumée glorieuse. Dans un tel contexte de régulation « marché – investissement – dirigeant », la dynamique entrepreneuriale est en train d’arriver à son optimal,… au même titre que notre société occidentale, prise dans son ensemble, a récemment atteint son optimal de « croissance » (au sens productif ou spéculatif du terme).

Ce constat, dont peu d’entre nous ont déjà pris conscience, est celui d’une société humaine vieillissante qui n’aura d’autres solutions, dans un très proche avenir, que de trouver puis de mettre en œuvre de nouvelles dynamiques collectives (les traditionnelles étant souvent symbolisées et stigmatisées par des injonctions telles que « performance », « profit en hausse », …, « baisse des coûts »). L’entrepreneur du futur est en réalité déjà présent parmi nous, mais bien souvent se sent isolé. Cet individu responsable sait que le respect de l’autre, de l’environnement en général, sera rapidement au cœur de notre débat de civilisation. Dans ce contexte évolutionnaire il s’agit pour nous, coachs humanistes, d’aider ces nouveaux bâtisseurs (encore à contre-courant), à mieux organiser la fin des hiérarchies, et à redonner un nouvel élan au « travail ». In fine, à créer ensemble une nouvelle civilisation du « s’investir ensemble  ». Au risque de faire tousser l’élite dominante, certes brillante… mais largement aveugle aux nécessités humanistes (qui pourtant deviennent incontournables), la dimension du « vivre mieux, ensemble » va devenir une condition sine qua none pour la survie de toute l’humanité. En parallèle, celle du « obtenir plus, chacun pour soi » n’aura d’issue… que de s’effacer !

Alors comment déplacer le curseur du succès sociétal, tout en prenant de la distance avec les vieilles rengaines capitalistes et collectivistes, respectivement symbolisées par les termes « profit(eur) » et « travail(leur) » ? Il est facile de comprendre ici que ces deux anciennes conceptions matérialistes, exacerbées depuis l’avènement de l’ère industrielle, ne célèbrent en fait que les égos de chacun d’entre nous, riche ou pauvre (qu’il s’agisse d’une richesse ou d’une pauvreté matérielle… voire psychologique). A mieux y regarder, il faut bien admettre que « les choses » ne peuvent progresser qu’en entreprenant ensemble une autre voie, de nouveaux objectifs. Il s’agit bien, et si possible dès aujourd’hui, de modifier notre regard sur le mode de vie que nous souhaitons promouvoir… pour nos descendants. En d’autre termes, quelle nouvelle histoire sociale devons-nous imaginer, décider et construire, individuellement et collectivement ? En effet, je suis absolument convaincu qu’il sera à terme indispensable d’abandonner notre « business model du travail » actuel, c’est-à-dire celui d’une majorité au service d’une minorité. Car notre religion de la « sociale-dépendance », une relation « gagnant-perdant » directement liée à un « commerce psychologique » collectif… mais accepté par chacun de nous, est sur le point d’emmener toute l’humanité aux limites de la vie terrestre. Dans un tel contexte, seule une avancée significative de notre activité psychique nous permettra de soigner cette pathologie sociale actuelle, devenue quasi-endémique, pour simultanément cheminer ensemble vers le projet d’une société humaine rénovée. Cela est possible, pour autant que nous opérions au préalable un examen critique de notre propre culture psychologique. Nous verrons bientôt qu’il est possible de sortir de nos impasses mentales, et de nos confusions émotionnelles, à partir d’une simple prise de conscience. Une prise de conscience nouvelle. Son initiation pourrait s’intituler « l’esprit est totalement distinct du mental, il en émerge ». Il est un fait que notre éducation occidentale est encore sous le joug d’une monstrueuse croyance… totalement erronée. Ce malentendu nous a été enseigné, inculqué génération après génération, mentalement imposé depuis les tous premiers enseignements mystiques, dont le plus récent reste symbolisé par la notion de « dualisme corps/esprit » (R. Descartes, 1641). Une conception devenue simpliste et dépassée car, selon cet ancien précepte platonicien devenu cartésien, notre esprit serait « immatériel ». Or cette affirmation facile constitue en soi une bourde conceptuelle, intellectuelle et concrète… fondamentale !

Face à cette histoire sociétale et culturelle archaïque… qui est la nôtre, un film fortement imprégné de « la » révolution industrielle et des trente glorieuses, émerge donc plus discrètement une génération d’entrepreneurs bien plus humaniste. Elle voit apparaitre des managers, souvent créateurs de leur entreprise, et dont les aspirations ne résident plus dans un symbolisme archaïque du « chef », ni dans celle d’un « gagner plus… pour gagner plus ». Non, ces entrepreneurs du Futur souhaitent, plus ou moins consciemment, « développer ensemble » puis faire fructifier une activité progressiste. Une activité de progrès social et sociétal, technologique ou non, pour laquelle le partage spontané et la bienveillance consolident l’ossature de son développement économique, humain et environnemental.

Cependant ces managers humanistes rencontrent au quotidien, inévitablement comme tout un chacun, des contextes sociaux et environnementaux spécifiques pouvant devenir de véritables obstacles à leurs projet de progrès. Des obstacles de toutes catégories,… mais in fine toujours d’origine humaine (bien souvent passéistes). Et pour les surmonter de manière « progressiste et bienveillante », il leur est nécessaire de « prendre de la hauteur ». A savoir prendre conscience, avec bien plus d’aisance, « du pourquoi et du comment » réfléchir et réagir autrement que… leurs ancêtres. C’est en ce sens qu’un développement « esprit conscient® », leur apportant rapidement une plus grande autonomie d’action et de décision, leur garantira également un véritable développement personnel de leur entreprise humaine et humaniste !

Télécharge notre publication, La démarche Esprit Conscient

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *