Esprit de synthèse

Concepts de base pour « esprit conscient® »

Il ne s’agit pas redévelopper dans cette publication les explications détaillées sur les natures neurosensorielles de nos gestes et attitudes (physique), de nos paroles et pensées (mental), ou de nos intentions et projections de l’esprit. Elles ont été fournies au fil de récentes publications NWScience, lesquelles suggèrent des fondations pour une « science nouvelle ». Ne retenons ici que les concepts nouveaux que nous pourrons mettre en œuvre dans le cadre des séances d’un travail de développement humaniste. Nous pouvons à minima en dénombrer une douzaine, résumée ci-dessous.

  1. La nature du Temps.

Le temps vécu psychologiquement par chacun d’entre nous est différent du « temps de l’horloge », d’inspiration géologique (et réputé « universel »), et que notre culture nous a inculqué (également théorisé via la science officielle et sa flèche du temps, toute droite issue d’une « chronologie » algébrique et calendaire). Notre univers temporel personnel, intime, est quant à lui issu de nos capacités neurosensorielles. Il se vit en trois dimensions. Oui, je dis bien en trois dimensions, au même titre que l’espace environnant chaque individu se perçoit en « 3D ». Sans cette association primordiale entre nos « trois temporalités intérieures » et les trois dimensions de l’espace, extérieur, la vie corporelle ne saurait se développer. L’expérience ne serait pas (nous n’évoquerons ici que celle des humains). Nous pouvons bien sûr, quand bon nous semble, tester cette réalité individuelle. Il s’agit simplement d’associer un Futur potentiel à une orientation en devant, notre Passé avec une seconde direction, lévogyre, et notre Présent à un troisième axe orienté… de bas en haut. Vous l’avez compris, ou déjà vérifié : nous orientons notre « temporalité personnelle » à chaque instant. Ainsi elle est majoritairement orientée vers un « Futur imaginé », vers notre « Passé souvenir », ou vers du « Présent concret ». Nous y reviendrons plus en détail quand cela sera nécessaire. Notez au passage que j’utilise volontairement la majuscule pour baptiser les dimensions de ce Temps inédit, c’est-à-dire celui réellement impulsé depuis l’intérieur du corps (et cela pour chacun d’entre nous). Notons que lorsque nous sortons de notre individualité pour nous exprimer (via ce « moi » de la psychanalyse), nous pouvons retrouver « le temps », plus commun. Le temps d’une communauté de corps (d’une « espèce » corporelle), nécessaire au partage comportementaux et mentaux de ses activités. En ce sens, l’universalité d’un « temps commun » devient alors celle d’un « milieu » que l’on a choisi pour communiquer « entre nous » (société, espèce, biosphère, héliosphère, …).

Nota : j’ai publié début 2017 un article expliquant pourquoi et comment notre science moderne, celle instaurée depuis Galilée, s’est trompée sur la nature « du temps » vécu. A savoir du temps réellement expérimenté par les humains,… dont les scientifiques.

  1. Toute expérience, toute vie n’existe que par sa propre dynamique.

Toute expérience corporelle, toute vie en cours d’expérience ne connait que des instants actifs (ou réactifs). Elle est, par sa nature propre, dynamique. Celle-ci peut être émettrice (par ex. une expression), et/ou réceptrice (par ex. une observation). Dans tous les cas elle concerne un corps « en expérience », donc « vivant ». Par conséquent toute réalité non dynamique ne concernerait qu’un « objet », par nature inerte dans « son » espace (au sens fondamental de l’espace inertiel). Ce constat vérifiable au quotidien pourrait se résumer par « nous ne sommes pas cela, nous vivons cela ».

  1. Nos trois fonctions psychologiques (nos trois causalités fonctionnelles).

Homo sapiens a développé trois niveaux psychologiques durant sa phylogénèse. Et ces trois étapes d’évolution, au sens darwinien du terme, se reproduisent au cours de chacune de nos ontogenèses individuelles (à partir de nos mémoires génétiques). Ils nous permettent la mise en œuvre, au fil de notre histoire personnelle, de nouvelles impulsions neurosensorielles du « comportement », du « mental », puis de « l’esprit ». Comme je l’ai largement expliqué et illustré par ailleurs(n), ces trois stades d’émergence neurosensoriels sont directement reliés à la notion de « cerveau tri-unique » proposé par le neurobiologiste Paul D. MacLean, puis validé par Henri Laborit.

Mais au-delà de ces réalités neurobiologiques, une autre réalité spécifique s’est construite intimement au fil du développement sapiens de chaque humain. Sous l’effet de son investissement, puis de sa mémorisation au cours de cette expérience personnelle (celle de son physique, de son mental, puis de son esprit), les orientations temporelles vécues par chaque individu s’organisent très majoritairement suivant cette « distribution tri-neurosensorielle » ! A savoir que chaque temporalité favorise une catégorie de mémoire corporelle qui lui est spécifique. En effet, le niveau reptilien gère les sensations issues de son Présent (mémoire physique à court terme, « concrète »), le stade limbique, qui coordonne les mémoires émotionnelles à long terme, se tourne vers son Passé (mémoire mentale, culturelle), et enfin le stade néocortical tend à s’orienter vers du « Futur potentiel » (mémoire fugitive de l’esprit, de très court terme).

Cette conception temporelle de la vie intérieure de chacun est en soi fondamentale. Elle est certes inédite dans notre culture (par nature conservatrice), cependant nous vérifierons au fil du livre qu’elle détient à elle seule la clé prioritaire qui permet d’améliorer la vie de « celles et ceux qui ont décidé de l’entreprendre » ! Nous y reviendrons donc, fréquemment, au fil des développements et des applications quotidiennes qui en découleront.

 

  1. Les symboles mémoriels archétypes.

Les symboles insufflés par notre culture (notion d’archétype, au sens jungien du terme), s’incrustent irrésistiblement dans nos mémoires individuelles. Pour Jung ce processus, perçu de nature mentale, lui a permis d’expliquer le développement des émotions(n) individuelles. Puis de concevoir ensuite le concept « d’individuation ». La psychologie moderne affirme depuis que le symbolisme culturel formate, au vrai sens du terme, nos mémoires à long terme (cf. ci-dessus). Pour ma part je considère que cette toute-puissance du symbolisme mémoriel ne se limite pas à notre mental (social), mais concerne tous nos paliers neuropsychologiques. Car, entrainés dans le sillage de nos actions-réactions « conscientes » (cf. ci-après), les symboles mémorisés induisent aussi un « dressage comportemental » par conscience physiologique (de niveau reptilien, tel que décrit par I. Pavlov). Ce niveau « d’acquisition symbolique » affecte profondément nos mémoires à court terme via des sensations(n) vécues, pour peu à peu induire ce que Sigmund Freud a improprement nommé « libido » (en réalité une « pulsion sensuelle », au sens physiologique du terme – notre « primo-fonction sensorielle » étant sexuelle, survie oblige !). Par ailleurs nos conditionnements dits « spirituels », inhérents à l’esprit, sont directement issus d’une mémorisation de symbolismes « sentimentaux »en vigueur dans notre société contemporaine. Ils encouragent alors spontanément les temporalités de l’esprit vers de potentiels « Futurs », des idéaux « réflexes », lesquels priveront très probablement l’individu… de son libre arbitre !

Vous commencez ici à comprendre en quoi les trois niveaux symboliques de notre psychologie personnelle sont déroutants lorsque nous investissons nos projets qualifiés de « personnels » (qu’ils soient physiques, mentalisés ou imaginés). Nous pouvons donc pressentir à quel point en « prendre conscience intimement » nous aidera à libérer nos meilleurs potentiels… pour une vie relationnelle beaucoup mieux assumée ! Nous y reviendrons largement au fur et mesure des besoins sociétaux du « coaché » qui, via son investissement, décide de mieux entreprendre et investir… sa « vraie vie » (personnelle, professionnelle, …).

 

  1. « Prendre conscience » puis gérer sa « Conscience » en live.

« Prendre conscience » de son expérience, par nature toujours nouvelle, semble un processus assez peu assimilable par notre intelligence culturelle. La raison première provient du fait que le vécu de « Conscience » n’a pas été formellement explicité jusqu’à ce jour (au sens scientifique du terme). Il est même notable, et incroyable, que plus d’un spécialiste ait essayé de situer cette Conscience en un « lieu cérébral ». Une telle démarche prouve aujourd’hui ce ces experts de la psyché humaine… n’ont pas encore appréhendé comment procède la « vie en soi », rendant alors impossible sa « représentation consciente ».

Nous avons noté ci-dessus que la vie du corps n’existe que par la mise en relation intime de son propre Temps vécu avec un espace environnemental (choix sensoriel). Ce mariage d’un Temps vécu avec cet espace d’interférence peut être symbolisé par une forme duale de type « 2x3D ». Rappelons-nous que chacun de ces deux univers de vie, le premier constitué d’impulsions intérieures au corps, et le second par de l’inertie extérieure, affiche trois dimensions (identifiables par chacun de nous). Tenant compte de ce contexte nécessaire à la poursuite de toute vie corporelle (contexte « vital »), il est essentiel de comprendre que chaque individu éveillé doit en permanence investir, a minima, une de ses fonctions sensorielles pour expérimenter son « quanta de vie », ou vivre un « événement ». En d’autres termes, pour pouvoir interagir avec ce que nous sommes en train d’initier, nous devons « focaliser » une fonction sensorielle sur cet « objet de vie ». Plus précisément encore, cette fonction sensorielle rétroactive doit se mobiliser pour permettre, dans la durée (durée de l’interaction en cours), cette focalisation active. Plus subtile encore, chaque fonction sensorielle peut être investie par un à trois niveaux neuronaux. Ce qui permet de choisir une fonction majoritairement orientée, soit au Présent (au service du reptilien, comportemental – ex. : sentir), soit au Passé (au service du limbique, mental social – ex. : ressentir), ou alors vers un Futur potentiel (via le néocortex préfrontal, serveur biologique de l’esprit – ex. : pressentir).

Tenant compte de ces dernières observations, vérifiables en soi par chacun d’entre nous, il apparait ainsi que pour tout « acte conscient » physique, social ou imaginé, il nous faut durablement focaliser vers « l’objet de l’expérience » choisi (via une ou plusieurs fonctions sensorielles). Donc sélectionner son orientation temporelle avec le niveau de conscience ad hoc (comportemental, mental ou créatif). Ce processus intime, que chacun est susceptible de pratiquer dans l’instant, correspond au « vécu conscient ». Enfin, pour « prendre conscience » d’un tel vécu nous devons de surcroit activer une fonction « méta » de ce vécu en Conscience. En général, il s’agit de notre mental pour un acte comportemental, ou de notre esprit pour un acte mental. Nous allons donc maintenant regarder comment développer nos fonctions méta pour « prendre conscience » avec plus d’aisance.

Nota : le processus « méta » est bien sûr constitué d’une composante spatiale « par devant » (par ex., mise en avant d’une recherche pour une conscience « pensée »), mais également d’une composante temporelle « projective » (par exemple « le projet à réaliser » pour une conscience du « faire »).

  1. Pensée critique et émergence de l’esprit.

Illustrons le processus de « prise de conscience » décrit ci-dessus par deux exemples communs, que chacun peut tester quand il le souhaite :

  • L’artisan, qui apprend année après année les gestes les plus appropriés, sait utiliser en conscience ses deux mains, ses dix doigts, …, afin de mettre en forme l’objet de sa spécialité. Notons qu’il s’agit là d’une conscience physiologique, plus précisément « comportementale ». Ce faisant, pour « prendre conscience » de ses propres gestes il doit nécessairement y penser et donc impulser en lui un processus neurosensoriel « méta »… relativement à celui que ses mains utilisent. La prise de conscience artisanale est donc mentale (a minima). Alors en pleine conscience physique, il peut mentalement « prendre conscience » de ce qu’il va faire, de ce qu’il vient de faire et/ou… de ce qu’il est en train de faire !
  • L’artiste, par nature créatif, propose pour sa part des objets nouveaux (peinture, chanson, concept, …). Pour exprimer son acte novateur face à son propre regard ou à sa propre écoute, qui relèvent tous deux d’une conscience mentalisée (en l’occurrence ici « réflexive »), il lui est alors indispensable de « l’imaginer » (de le projeter, de le prévoir ou le prédire). Cela au préalable, puis au fur et à mesure de sa propre expression. En ce qui le concerne, l’artiste développe ainsi une « prise de conscience spirituelle »… au strict sens « esprit(n) » du terme (son sens originel, largement occulté depuis par nos cultures mystiques). Au cours de cette prise de conscience, notre esprit peut ainsi se projeter au Futur, au Passé, ou rester… au « moment présent ».

Dans un monde social où la grande majorité de nos interactions concerne des actes mentalisés (par ex. paroles ou pensées), il est donc fondamental de comprendre que « prendre conscience » exige un développement de notre esprit. Seule l’activité de celui-ci nous permet la mise en œuvre d’actes méta, capables à leur tour de « prendre conscience de notre conscience » (acte « Homo sapiens sapiens »… potentiel). Sous-entendu « notre esprit prend conscience d’un nouvel acte mental conscient ». A partir de ce constat il devient alors plus facile d’appréhender nos propres processus permettant d’appréhender de nouvelles idées. Des idées que nous pouvons tous émettre (vers d’autres, ou en nous-mêmes). En effet, pour émerger de nos anciennes idées, devenues conventionnelles (culturelles), il est au préalable indispensable de les soumettre à notre propre examen critique. Autrement dit, il s’agit de nous entrainer à la « pensée critique ». Eh oui, seul cet investissement intérieur permet et/ou permettra d’émerger des pensées standards en vigueur… vers des « pensées nouvelles ». A savoir des concepts évolutionnaires, majoritairement projetés vers des « Futurs potentiels » (sous forme visuelle, abstraite et/ou imaginaire). Un travail de l’esprit qui à terme nous fera tous évoluer, collectivement et consciemment, vers un… nouveau paradigme sociétal !

Nota : nous reviendrons au cours du troisième chapitre sur le constat de notre inertie mentale, reliée au principe même de nos lois et morales sociales (et religieuses). Nous illustrerons ce thème par des exemples de concepts novateurs proposés par NW Science. Des concepts certes inédits, mais totalement vérifiés depuis plusieurs années (et confrontés à l’inertie collective des acquis sociaux et intellectuels de l’establishment scientifique).

  1. Un comportement pour avoir, un mental pour savoir, un esprit pour découvrir.

Forts de cette compréhension plus vivante et authentique de notre « Conscience en action », nous pouvons alors vérifier les subtils processus à l’origine de nos trois attitudes psychologiques fondamentales. Et bien entendu, la vérification la plus efficace, donc la plus intelligente, consiste à les tester « concrètement » en nous-mêmes.

. Nos comportements (stade reptilien).

Leur pratique consciente utilise de manière réflexe les fonctions neurosensorielles suivantes : les sensations du toucher (kinesthésique), du goûter, du sentir, de l’entendre et du voir. Comme l’avait fort bien décrit Henri Laborit (Cf. Eloge de la fuite – Gallimard 1985), notre « reptile idéal » peut évoluer en homéostasie s’il peut à son aise boire, manger et copuler. A défaut il doit sans cesse fuir (pour assurer son Futur), ou lutter (pour obtenir au Présent), ou en cas d’échec s’inhiber pour obtenir les « miettes » (attitude s’ancrant alors dans le Passé de l’individu). Mais en tout état de cause la finalité du reptile qui vit en nous reste en permanence ce réflexe de posséder, d’avaler, …, donc « d’avoir ». Notons pour mémoire que ces réflexes comportementaux sont totalement acquis dès l’âge de trente mois (en milieu parental).

Quand et comment en prendre conscience ? Malgré cette précocité de notre reptile, toute relative (en fait la plus tardive du règne animal), l’enfant sait dès ses premières prises de parole faire émerger en lui sa « prise de conscience comportementale ». En effet, c’est par ses premières pensées parlées qu’il arrive à initier, puis à piloter, ses premières attitudes pour « obtenir » (via semble t-il des « neurones miroirs »). Comprenons par là que le stade limbique de l’enfance franchit alors sa seconde phase de développement (la première ayant débuté au sixième mois de la vie fœtale).

 

. Nos paroles et pensées (stade limbique).

La parole consciente (ci-dessus utilisée pour avoir), puis la pensée consciente, de plus en plus riche et constituée, progresse ainsi à partir de deux ans jusque… cela dépend des individus. Car ici les interactions sociales vont jouer un rôle crucial. Disons qu’en général nos capacités limbiques deviennent adultes après… nos révoltes et confusions de l’adolescence. Et parfois celles-ci, dont le symptôme principal consiste à ne pas savoir assumer ses propres pensées et paroles, dure… très longtemps !

Dans un tel contexte historique (le nôtre), le développement de notre conscience mentale passe alors par la pratique de nos émotions liées aux diverses expériences kinesthésiques, gustatives, olfactives et audiovisuelles. Notons au passage que nous parlons ici de « la conscience », au sens culturel du terme, qui a été intellectualisée à outrance. Au fil de notre adolescence, et donc de nos émotions nouvelles, nous apprenons ainsi du « savoir », verbal et pensé. Mais dans un premier temps cette compétence nous apporte cette sensation, encore trop reptilienne, d’un « savoir nombriliste » qui se reflète dans cette « suffisance »… du pas encore adulte !

C’est à ce stade d’une conscience encore peu consciente d’elle-même que peut alors commencer à émerger notre esprit – pour autant que notre environnement social n’emprisonne pas nos propres pensées dans un carcan culturel et formel (éducation religieuse, laïque ou… matérialiste, de racine reptilienne !). Ainsi, tel « un artiste de sa propre vie » (voir ci-dessus), chacun de nous arrive à développer, plus ou moins, son propre esprit. Et ainsi prendre mieux conscience de ses propres paroles, de ses propres pensées et, progressivement, construire plus librement la suite d’une vie adulte plus autonome… toujours en devenir.

. Découvrir et créer en soi du nouveau (stade de l’esprit).

Lorsque nous nous estimons intimement « adulte », nous nous pensons alors plus apte à comprendre. Mais, et c’est bien souvent là que le bât blesse : comprendre quoi ? Trop souvent nous comprenons au mieux ce que d’autres ont découvert ou pensent avoir compris avant nous, avec plus ou moins de justesse (et selon une version plus ou moins « définitive » – cf. postulats, …). Dans un tel contexte de complicité sociale, notre mental limbique règne en maître absolu et ne fait que reproduire du connu, d’un niveau sociétal plus ou moins satisfaisant. Il s’agit alors, encore et toujours, de reproduire une vie asservie au processus psychophysiologique de type « copier/coller ». Preuve de notre faible autonomie psychologique.

C’est bien entendu à ce stade que notre pensée critique peut venir au secours de notre liberté psychologique. Une liberté dont l’objectif central consiste à nous faire découvrir par nous-mêmes de nouvelles façons de penser, puis plus de créativité personnelle. Une créativité qui, grâce au développement progressif de nos sentiments (et ressentiments), pourra faire de nous un artisan et/ou « artiste social ». Mais, surtout, un adulte qui célébrera en lui-même l’artiste central… de sa propre vie. Enfin, vous pourrez vérifier à tout moment que cette capacité « ultimement humaine » nous permet de prendre conscience de ce que nous vivons et créons de notre propre vie !

  1. Conscience d’apprendre ou conscience de comprendre ?

Aujourd’hui cette question se situe au cœur de notre enjeu de civilisation. Trop peu de nos contemporains s’y intéressent, ou pensent que ce sujet les concernera. Pourtant elle est devenue centrale pour qui souhaite le progrès d’une humanité, irrémédiablement mondialisée. Mais pour le moment ce questionnement n’a jamais été introduit dans le débat politique. Et encore moins dans nos officielles démarches pédagogiques et culturelles. Pourquoi donc ?

En 2017 la reconnaissance sociale de chacun passe par le « diplôme », le compte en banque, et/ou « la lutte »… d’influence (psychique ou physique) ! Nul ne s’en étonne plus, tant notre inertie « théo-socioculturelle » est enracinée. Pourtant, à y regarder de plus près et si possible sans tabous ni croyances, aucune maturité ni autonomie psychologique n’est possible sans muscler notre propre esprit, donc notre capacité de librement « prendre conscience » (cf. ci-dessus). Alors, comment reconnaitre la maturité de chacun de nos niveaux de conscience ? Cette démarche est en fait d’une logique imparable :

  • Notre conscience physiologique se teste par notre autonomie à coordonner « en live » nos moindres gestes, en parfaite relation avec nos sensations vécues au Présent grâce à des boucles 2x3D de type « perceptions x proprioceptions » (fonctions de conscience neurosensorielle – cf. ci-dessus). Par ailleurs la motivation pour cet apprentissage conscient passe, exclusivement, par notre système de récompense (cf. deux pages ci-dessous). Autrement dit nos comportements réflexes de base, « reptiliens », cherchent in fine à « avoir », c’est-à-dire obtenir l’objet d’un désir égocentré !
  • Notre conscience mentale, celle dont parlent les psys, philosophes et enseignants, se vérifie par notre aisance, notre autonomie à reproduire une pensée, et/ou un exposé verbal, en relation directe avec un vécu social préalable (reconnu par nos sens). Elle fait donc appel à des mémoires du Passé. Son apprentissage, pour ne pas dire ici « notre éducation » (sens social actuel du terme), met également à contribution notre circuit de la récompense. Par contre cette dynamique mentale repose sur un désir réflexe d’« apprendre » pour, in fine, posséder plus de « savoir culturel », donc collectif !
  • La conscience de l’esprit reste quant à elle une démarche encore quelque peu fébrile (car encore colonisée par de multiples « bactéries mystiques »). Elle met aussi à contribution la motivation de l’individu, mais pour ici lui permettre de « créer » par lui-même de nouveaux gestes et de nouvelles idées. Pour ce faire il doit au préalable, en totale liberté psychique, découvrir en lui « le » processus inédit. Celui-ci pourra alors par la suite être exposé par ce créateur en tant que « création personnelle ». Vérifier le bon fonctionnement et l’autonomie de notre esprit pourrait donc paraitre aisé en soi, car il s’agit simplement de tester l’originalité d’un geste, d’une idée. En fait, et c’est de là que provient toute « la subtile agilité de l’esprit », l’individu ne pouvant vérifier à lui seul l’aspect « sans précédent » de son a-priori-découverte (de sa bientôt création personnelle), il doit absolument se confronter « aux autres », donc à la culture en place ! Rencontrant alors l’inconvénient… de l’inertie culturelle (cf. ci-dessus), mais en contre partie l’énorme avantage de pouvoir sélectionner, au-delà de sa découverte réellement vécue, une création aboutie car socialement viable donc partageable !

A partir de cette brève explication sur nos trois niveaux conscients et du constat sur nos propres expériences, il devient plus facile de discerner intimement quand nous développons plutôt une conscience du « prendre pour avoir », ou de « l’apprendre pour savoir », ou du « découvrir pour comprendre ». Ce « travail intérieur » nous permet alors, progressivement, de mieux gérer et assumer nos « choix conscients », qu’ils soient à tendance matérialiste, plutôt « intellectuels »… ou plus humanistes !

  1. Comment tester « concrètement » notre niveau de conscience ?

Les trois scénarios possibles de prise de conscience étant identifiés, il devient nécessaire de savoir « en prendre conscience » pour soi, si possible à tout moment. Pour au moins deux raisons fondamentales :

  • En premier lieu à titre personnel, il s’agit de s’assurer de l’objectivité, de la justesse de conscience que nous possédons vis-à-vis de nos propres activités conscientes ! Car il est souhaitable de « ne pas se raconter d’histoires ». Nous verrons ultérieurement en quoi cette disposition psychique est essentielle au quotidien, en particulier pour mieux consolider notre propre « confiance en soi », et/ou « estime de soi », voire aussi notre « assertivité » (affirmation de soi).
  • En second lieu, pour interagir au mieux dans « notre » environnement social il est indispensable de pouvoir « se comprendre ». C’est-à-dire de savoir vérifier que nous échangeons avec « l’autre » sur les bases d’un même niveau de conscience ! Par exemple, que partage intimement chacun de nous en vivant sa relation amoureuse ? De quel amour s’agit-il ? Se décline-t-il sous forme de sensations (physiologiques), d’émotions (mentales), ou de sentiments (esprit),… ou des trois types à la fois ?

Si nous revenons aux processus neurosensoriels qui sous-tendent nos trois « niveaux de conscience » possibles, il est en fait assez facile de vérifier « concrètement pour soi » si nous savons exprimer, en toute autonomie et conscience, tel ou tel geste expérimenté, telle ou telle pensée comprise, ou découvrir une « chose » jusqu’alors inconnue (« chose » physique ou mentale). Pour certains d’entre nous cela deviendra dans quelques instants une lapalissade. En effet, dans tous les cas il s’agit de savoir :

  • Reproduire un geste avec nos propres sensations,
  • Reformuler une pensée avec nos propres mots et émotions,
  • Décrire notre découverte à partir d’un sentiment que nous pressentons (un « pressentiment »), autrement dit d’une « intuition » !

En résumé, et quelque soit le « niveau de conscience » vécu, il s’agit à chaque instant pour l’individu de savoir créer un nouveau « morceau de vie conscient »… par soi-même. Cela signifie que seuls nos seuls « moments de vie conscients » sont ceux que nous créons et intégrons par implication personnelle. Autrement dit, quel que soit notre niveau d’action ou de réaction (physique, mental ou esprit), nous vivons en conscience lorsque nous décidons de nous impliquer. Une des conséquences de ce constat réside dans ce fait alors incontestable : le choix de nous impliquer sciemment dans notre action, quelle qu’en soit la nature, nous offre à la fois plus de vie et plus de conscience de notre « niveau de vie ». In fineplus de « conscience de soi » !

  1. Liberté, égalité, fraternité.

Il va sans dire, mais disons le quand même, cette trilogie déclarative est revendiquée par chaque français en paix… avec lui-même. Bien entendu ce symbole trilogique, déclaré par beaucoup comme valeurs fondatrices de notre démocratie, n’est en soi qu’un symbole de conditionnement social, dont peu de nos compatriotes ont pris conscience (cf. explication ci-dessus). Néanmoins il me semble tout aussi important de comprendre que notre triade nationale porte en elle le fruit d’une réelle « intuition neurosensorielle », pour ne pas dire « neuro-temporelle » !

En effet, si l’on rapproche cette tri-vertu de psychologie sociale du concept de « psyché tri-unique » (cf. ci-dessus, et « Eloge du Futur » – Ed. Persée, 2016), nous pouvons directement y retrouver les trois facettes temporelles de nos inclinations psychosociales ordinaires :

  • Le concept de « liberté » nous oriente spontanément vers du Futur. Il est en soi le fruit quasi-permanent de nos « pulsions néocorticales » (majoritairement liées à l’activité du cortex préfrontal). Il est donc susceptible de développer nos prises de conscience mentale (cf. ci-dessus).
  • L’assertion « égalité » porte à elle seule le sens premier de la démocratie. Car le terme « démocratie » répond fondamentalement à la question « suis-je aussi important que l’autre, et réciproquement ? ». Autrement et plus précisément dit : « mon Temps est-il aussi important que celui des autres ? Et réciproquement ? ». Et cette question, que nous pouvons nous poser à chaque instant éveillé, est en soi une question « concrète »… du Présent !
  • La question de « fraternité » nous oblige à nous tourner vers l’autre, les autres. Instinctivement (socialement parlant), la « pensée fraternelle » nous oriente vers notre Passé, à savoir cette histoire personnelle durant laquelle nous avons interagi et « connu » ces autres. Ce terme de « fraternité » nous encourage donc à les reconnaitre, et ainsi… à en tenir compte. Bon gré, mal gré ! Notons que cette fraternité déclarée tend à influencer notre psychologie vers plus de conscience comportementale, donc à agir positivement… envers les autres.
  1. Se situer en soi ou en dehors de soi ?

Prendre conscience de sa propre vie à chaque instant, de ses actes (physiques, pensés ou imaginés), ne semble pas a priori une mince affaire. Et pourtant, comme pour chacun de nos apprentissages durant notre vie adolescente puis adulte, il s’agit d’un simple investissement personnel à mettre en œuvre, sur du plus ou moins long terme. Alors pourquoi notre système éducatif ne prévoit-il pas cet enseignement ? Comme bien souvent, la réponse se trouve dans la question, à savoir que « éduquer » est ici hors de propos. En effet, nos processus de prises de conscience exigent de nous des actes volontaires individuels, intimes, jusqu’au sommet de notre pyramide psychique. Là où « notre liberté » règne en maître absolu (en des « espaces Temps » que nous sélectionnons en permanence).

Revenons sur les constats validés par Henri Laborit. Nos actions volontaires (nos « vrais choix » de chaque instant), impliquent un passage obligé par la boucle neurale rétroactive nommée « système de la récompense ». Ce faisant nous vérifions, tant sous forme conceptuelle que « concrète », que nous ne « prenons conscience » que si nous en sommes libres et motivés. Et, réciproquement, nous devenons plus motivés et plus libres lorsque nous choisissons de « prendre conscience » !

Ceci étant posé, notre vécu quotidien nous soumet à chaque instant un dilemme que chacun de nous connait parfaitement. Notre acte instantané (orienté Futur, Passé ou Présent), le focalisons-nous plus vers l’autre… ou plus vers nous-mêmes ? Autrement dit, « est-ce que je vis plus au travers des autres, ou plus à partir de moi ? ». Ou également « est-ce que je vis plus en dehors de moi, ou plus en moi ? ». Ici encore nous pouvons trouver la réponse dans la question… à un (gros) bémol près. Car notre vie n’existe que par l’interaction permanente entre nous-mêmes et notre environnement. En fait nous allons voir ci-dessous pourquoi « une vie meilleure », voire une vie de plaisir, de joie et de bonheur (vécu optimal en sensation, émotion et sentiment), nécessite de s’engager de façon équilibrée entre soi et les autres.

 

  1. Association gagnante : vie intérieure (mémorielle) / vie extérieure (matérielle).

Pour celles et ceux dont l’esprit a pris conscience de la nature temporelle de leurs « mémoires vives » (vivantes), le concept de vie en « 2x3D » ne pose plus vraiment question (le concept de mémoire a été traité par NW Science depuis 2011). Peut-être que sa représentation symbolique reste encore délicate à concevoir, à imaginer, à se « représenter ». Mais quoi de plus normal, car pour « prendre conscience » il nous faut accepter mentalement ce nouveau regard sur la nature de la mémoire. Puis il nous faut en émerger sous forme « méta » (nous verrons ultérieurement comment développer avec aisance cette capacité). Pour celles et ceux qui ont encore quelques difficultés à concevoir la « dualité temps/espace » ou « dualité mémoire/matière » des corps en vie (en cours d’expérience), voici une très brève synthèse de ce qui a été expliqué lors des publications(n) traitant de ce sujet.

Par la nature même du Temps et de l’environnement vécus par l’individu (nous nous limitons ici à l’humain), l’intégralité de ses perceptions neurosensorielles ne voit le jour que par une mise en relation de fréquences intérieures et de longueurs d’onde, extérieures. Ces perceptions neurobiologiques « prennent corps », sous forme de boucles neurosensorielles rétroactives, lesquelles permettent alors des interactions, actives ou réactives. A noter que pour l’individu l’action est « émettrice », exogène, et sa réaction « réceptrice », endogène. Dés qu’un processus « méta » survient (une « prise de conscience »… relative au stade d’évolution en cours), le corps construit sa propre matière(n) par production d’énergie (processus d’émergence, spatial), et développe simultanément sa mémoire(n) par intégration des informations reçues (processus de condensation, temporel). Le corps en croissance, mais également au cours de sa transformation quotidienne, poursuit ainsi son propre processus de vie suivant le principe interne de « transformisme », décrit par Lamarck (1809 – « la fonction crée l’organe »), et simultanément suivant le principe externe de « sélection naturelle », décrit par Darwin (1859 – « l’organe adapte sa fonction »).

Notas : Ce processus spatiotemporel dual (à la fois lamarckien et darwinien), a été spécifiquement décrit dans l’ouvrage « Eloge du Futur » (Ed. Persée, 2016). Par ailleurs les concepts « 2x3D » concernant l’énergie et l’information..

Le plus essentiel à retenir ici réside dans cette dualité continue entre « le Temps », créé intérieurement par le corps (dont la mémoire contient les informations de son « histoire » individuelle), et « l’espace » collectif perçu par celui-ci (dont la matière contient l’énergie nécessaire au travail à fournir sur parcours interactif). Et, pour mieux nous représenter l’apparence actuelle du corps vivant offerte par le seul espace 3D, prenons conscience ici de trois principes facilement accessibles à nos sens :

  • La matière d’un corps se développe toujours sous forme d’un « relief », alors que sa mémoire modèle celui-ci « en creux » (ex. : le « trou d’électron(w) » d’un semi-conducteur, dual temporel de l’électron spatial),
  • La dynamique d’une matière, sa « cinétique », se produit toujours de façon linéaire dans l’espace (vitesse, ou accélération). Seule la dynamique faisant appel aux mémoires du corps, dite « thermodynamique », est de nature rotationnelle (température, ou son gradient). N’en doutons pas : toute autorotation corporelle se produit au-dedans dudit corps ! Nous pouvons tous vérifier cette réalité via notre propre corps (ex. : commençons à marcher).
  • La mise en œuvre de mémoires ou de matières corporelles s’avère toujours une dynamique inertielle (inertie au sens de Galilée). Ou d’inertie thermique, ou d’inertie cinétique. Pour chacun de nous cette réalité peut également se vérifier en toute circonstance, tant pour notre vie physique que pour notre vie mentale.

Tenant compte de cette conception, certes tout à fait inédite, de la dynamique des corps (en permanence en cours « d’expérimentation »), nous comprenons ainsi qu’une matière corporelle ne peut vivre « sa vie optimale » qu’en s‘associant, à chaque instant (vécu), à la mémoire qui lui correspond intimement. Nous retrouvons ici la notion « d’homéostasie », c’est-à-dire d’équilibre dynamique optimal. Notons que ce processus spatiotemporel optimal du corps, interactif en « espace de vie 2x3D », peut se recouper également avec la notion orientale, enseignée mais intuitive, du « yin et yang ».

 

Les douze thèmes conceptuels synthétisés ci-dessus vous nous permettre par la suite de mieux décrire et comprendre les nombreuses dynamiques vécues au quotidien par chacun. Qu’il s’agisse de prendre conscience de telle ou telle réalité (« concrète » ou psychologique), de projeter ceci ou cela, ou de mettre en œuvre ce futur projet au présent puis dans « sa » durée. En tant qu’acteur de terrain (du vôtre, mais aussi de celui de vos proches), vous saurez vérifier et gérer avec plus d’aisance votre coordination intérieure, voire l’orchestration de vos propres réactions « naturelles » (projection – parole – attitude). De fait, cela vous permettra d’améliorer le mode de vie de votre équipe, et de votre « monde intérieur ». Bien entendu il ne s’agira pas de reproduire du connu, mais régulièrement de développer des modes de « fonctionnement » bien plus appropriés, donc plus « naturels », que ceux enseignés durant votre enfance, votre adolescence puis en milieu social traditionnel.

Je vous propose donc, dans un premier temps, de vous laisser conduire pour ensuite progressivement commencer à mettre en œuvre ce dont vous aurez pris conscience (en vous-même, et au contact de votre environnement), puis saurez approfondir librement. Vous pourrez alors expérimenter cette nouvelle pratique de votre vie active du quotidien, pour avancer progressivement vers un progrès… partagé. In fine, il s’agira d’un développement à la fois personnel, social et environnemental !

Télécharger notre publication, Quelques fondements conceptuels

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